Le gouvernement maintiendra l'interdiction des gaz de schiste

Publié le par DA Estérel 83

Les Echos

 

 

Selon Delphine Batho, le gouvernement ne reviendra pas sur l'interdiction de l'exploitation des gaz de schiste par fracturation hydraulique, en raison des incertitudes sur les conséquences pour l'environnement et la santé.

Le gouvernement maintiendra l\'interdiction des gaz de schiste

Le gouvernement ne reviendra pas sur l'interdiction de l'exploitation des gaz de schiste par fracturation hydraulique, a déclaré ce vendredi la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, sur BFM TV. La France a banni en 2011 l'usage de cette technique, jugée hautement polluante, mais le ministre du Redressement productif,Arnaud Montebourg, a déclaré début juillet vouloir « regarder » le dossier de l'exploitation des gaz de schiste sans toutefois le rouvrir.

« Rien aujourd'hui dans l'agenda du gouvernement » n'envisage de revenir sur cette interdiction, a dit Delphine Batho, soulignant que « nulle part dans le monde il n'a été prouvé que cette exploitation pouvait se faire sans dégâts considérables sur l'environnement et avec des risques importants pour la santé ». Selon elle, ce qui pose problème c'est la technique utilisée pour explorer et exploiter ce type d'énergie fossile « avec des produits chimiques qui ensuite vont dans les nappes phréatiques ». La fracturation hydraulique consiste à injecter à très forte pression un mélange d'eau, de sédiments et de produits chimiques pour briser la roche et libérer les molécules de gaz naturel.

Pas de nouveaux permis d'exploration

La ministre de l'Ecologie a estimé qu'Arnaud Montebourg avait posé une « réflexion intellectuelle, à partir de techniques futures qui en l'état actuel des choses n'existent pas ». Les défenseurs des gaz de schiste, parmi lesquels Total et GDF Suez, font valoir que leur exploitation permettrait des créations d'emplois, comme aux Etats-Unis, et rendrait la France moins dépendante du gaz importé de l'étranger.

A la question de savoir si le gouvernement allait octroyer de nouveaux permis d'exploration pour connaître l'importance réelle des éventuelles réserves de cette énergie dans le sous-sol français, la ministre a répondu « non, il va y avoir la réforme du code minier », texte qui fixe les règles sur l'exploitation des énergies dans les sols.

Interrogée par ailleurs sur la multiplication des dérogations à l'interdiction de l'épandage aérien de pesticides, délivrées récemment entre autres dans le Sud-Ouest, la ministre a affirmé qu'« il y a déjà moins de dérogations qu'il n'y en a eues précédemment et moi je souhaite qu'il n'y en ait plus du tout ». Le ministre de l'Agriculture, a-t-elle rappelé, « à annoncer une remise à plat » du sujet.

SOURCE AGENCES

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