Le Front National dresse une liste noire d'élus UMP et PS au cas où...

Publié le par DA Estérel 83

Marianne

 

 

La vengeance est prête. Si Marine Le Pen n’obtient pas ses 500 signatures « dans l’indifférence des grands partis », non seulement le Front national fera tout pour faire battre Sarkozy, mais, lors des législatives, il favorisera des triangulaires ou des duels pour faire battre les personnalités de « l’UMPS». Les listes sont prêtes. Voici la première.


(Marine Le Pen - Wikimedia - cc)
(Marine Le Pen - Wikimedia - cc)
Le ton monte contre « l’UMPS » dans l’entourage de Marine Le Pen. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la candidate n’apprécie pas du tout, mais alors vraiment pas, que les deux grands partis, UMP et PS se lavent les mains de ses difficultés à obtenir les 500 signatures indispensables pour déposer sa candidature à la présidentielle. Entre un Jean-François Copé qui refuse la levée de l’anonymat au nom du devoir pour les maires d’assumer leurs convictions et un François Hollande qui suggère à Marine Le Pen de se débrouiller et de dynamiser ses troupes, le FN prépare sa vengeance. « On s’en souviendra aux législatives,avertit Louis Aliot, directeur de campagne de la candidate frontiste. Je rappelle juste à Monsieur Copé qu’il a été battu en 1997 dans un triangulaire avec le FN…  Je peux même vous dire qu’un certain nombre de députés UMP serrent les fesses en priant pour que Marine puisse être candidate. » Par le passé, dans les années 80 et 90, Jean-Marie Le Pen a déjà cherché à sanctionner ceux des hommes politiques de droite qui cherchaient trop à lui nuire. 
  
Xavier Bertrand et Nadine Morano dans le viseur 
Au FN, on fait donc des listes, mettant dans la même charrette députés UMP et PS et les représentants des partis considérés comme leurs alliés. Les personnalités dans les circonscriptions desquels les candidats Fn aux dernières cantonales ont rassemblé entre 30 et 40% des voix sont dans le collimateur. « Certains ont même un très grand souci à se faire,prévient Bruno Bilde, chargé de la communication de la campagne, Christian Vaneste à Tourcoin ou Jean-Louis Borloo à Valenciennes notamment. » 
 
D’autres encore seront la cible des forces frontistes : Xavier Bertrand (actuel ministre de la santé) à Saint Quentin dans le Nord, Eric Ciotti de la Droite populaire à Nice, Benoist Apparu (actuel ministre du logement) à Chalon-en-Champagne, Nadine Morano (ministre de l'Apprentissage), Christian Jacob (président du groupe UMP à l’Assemblée) en Seine et Marne. « Que le PS ne se réjouisse pas trop, poursuit Bruno Bilde, nous l’attendons aussi au tournant ». Sont visés, Patrick Menucci à Marseille, Michel Vauzelle (Président de la région PACA) à Arles, Pierre Moscovici (directeur de campagne de François Hollande) dans le Doubs, Jack Lang (qu’on ne présente plus) à Saint Dié et Laurent Fabius (ancien première ministre) en Seine Maritime. 

Le FN roule-t-il des mécaniques ? Certes, les scores de ses candidats aux législatives de 2007 n’étaient pas brillants, compris entre 5 et 9%, pas de quoi inquiéter les candidats figurant sur la liste noire. Mais au vu des résultats des régionales et des cantonales qui ont suivi, tout est possible. Surtout si la candidate frontiste est empêchée de se présenter. Les rancœurs seront à leur comble et les consignes très claires.

Publié dans Elections

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viviane 10/02/2012 16:29

elle peut faire ce qu'elle veut, Sarko s'est arrangé et continue avec son programme très à droite afin qu'elle n'ait pas les 500 signatures et qu'il ramasse les hypothétiques 20 % de la dame de
pique !!