La Rochelle : Ayrault va devoir convaincre le monde de l'entreprise

Publié le par DA Estérel 83

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Présent à l'Imprimerie rochelaise, le Premier Ministre a plus impressionné les salariés que les patrons. Prudents

Parmi les salariés de l'entreprise, Barbara et Virginie sont restées pour voir le Premier ministre.

Parmi les salariés de l'entreprise, Barbara et Virginie sont restées pour voir le Premier ministre. (photo olivier blanchet)

Armées pour faire des photos, Barbara et Virginie étaient encore sur leur lieu de travail, hier soir, à 18 heures passées. Pourtant, secrétaire comptable et chargée de l'accueil, au sein de l'Imprimerie rochelaise, elles avaient fini leur journée à 17 heures. Mais elles sont restées fidèles au poste, malgré le beau temps, « pour voir le Premier ministre », confirme Barbara, tout sourire. « Ce n'est pas tous les jours que l'on en reçoit un dans son entreprise. »

De droite ou de gauche, l'élu aurait eu les honneurs de leur présence. Ça tombe encore mieux, les deux employées rochelaises ne s'en cachent pas : elles ont « voté Hollande ». Si Jean-Marc Ayrault est là, c'est un peu grâce à elles. Et beaucoup grâce à Ségolène Royal, qui a aussi voté Hollande

La candidate socialiste a fait venir le Premier ministre dans le cadre de sa campagne (lire ci-dessus). « On va écouter ce qu'il va dire, mais non, on n'a pas prévu de prendre la parole », se préparaient les deux filles. Le chef du gouvernement en a décidé autrement. En arrivant, il est venu directement les saluer, les questionner. Sous les flashs et devant la mêlée de caméras.

Elles ont toutefois été moins prolixes que leurs dirigeants. Pascal Sabourin, propriétaire de l'Imprimerie rochelaise et président de la Confédération générale du patronat des peitites et moyennes entreprises de Charente-Maritime (CGPME 17) et son associé, Dominique Boucard avaient préparé leurs questions.

« Un bilan dans six mois »

Autour d'eux, une dizaine d'autres chefs d'entreprises, de toute la région, comme Éric Louge de Rochefort. « Qu'allez-vous faire pour les heures supplémentaires, nous en faisons beaucoup ici », a interpellé Pascal Sabourin. « Elles sont nécessaires pour nos entreprises », a relayé une de ses collègues de la Vienne. « Et pour le pouvoir d'achat de nos salariés », a insisté le patron de la CGPME 17.

« Vous avez parlé d'une banque des PME, aura-t-elle des critères plus souples que ceux des banques actuelles ? », lance à son tour Dominique Boucard. Attentif, prenant beaucoup de notes, Jean-Marc Ayrault leur a répondu (lire en page 7) sans toujours convaincre. « Je crains que ça ne serve à rien », regrettait Dominique Boucard. « Je lui donne du crédit, préférait modérer Pascal Sabourin. On lui donne six mois avant de faire un bilan. »

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