La primaire socialiste, cible de l'UMP

Publié le par DA Estérel 83

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Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé a dénoncé dimanche un «gigantesque fichage politique». Le PS se plaint de tentatives de déstabilisation.

 

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Pour le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé, la primaire socialiste ouvre la voie à

Pour le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé, la primaire socialiste ouvre la voie à un "gigantesque fichage politique". (© AFP Bertrand Langlois)

 

 

La primaire socialiste devient la cible de la droite. Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé a dénoncé la primaire PS comme "un gigantesquefichage politique" dans un entretien au JDD dimanche

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"Dans les villes socialistes, vous imaginez les conséquences pour les agents municipaux ou les présidents d'association qui ont des subventions, s'ils ne

participent pas à cette parodie d'élection?", interroge-t-il.

"Le PS, qui donne toujours des leçons, remet en cause la liberté individuelle et le respect des opinions politiques de chacun. C'est profondément

scandaleux!", poursuit-il.


Il avait déjà fait part de ses inquiétudes sur les primaires et expliqué vendredi dans un entretien à La Dépêche du Midi que le PS était "en train de se constituer à travers ses primaires, un des plus grands fichiers d’opposants politiques jamais réalisé".


La ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a jugé dimanche sur RCJ que les primaires organisées par le PS en vue de la présidentielle étaient une idée "tout à fait intéressante", mais qu'il y avait un "problème" avec les fichiers des votants.


La ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a jugé dimanche sur RCJ que ce ne sont pas les primaires qui sont problématiques, chacun a bien le droit d'organiser sa vie partisane interne comme il le souhaite" mais que "le problème, ce sont les fichiers."


"On nous dit que les listes seront détruites après, ça on n'en est jamais bien sûr. De toute façon, même si la liste est détruite après, sur le coup la liste a existé, donc on sait qui, dans sa collectivité, se déclare comme étant de gauche ou étant de droite. Je trouve ça assez problématique", a ajouté la numéro quatre du gouvernement.

La Cnil saisie

Vendredi, le député Edouard Courtial, en charge des Fédérations à l'UMP, a saisi par courrier la Commission nationale informatique et libertés pour lui demander d'interdire la primaire PS "non prévue par nos textes".

"Cette élection particulière" ne peut "en aucun cas être assimilée aux scrutins qui régissent le fonctionnement normal de notre démocratie: non prévue par nos textes, elle n'opposera que des candidats issus du même parti. Par conséquent, l'Etat n'a pas à apporter un quelconque concourt à son organisation", fait-il valoir dans son courrier au président de la Cnil dont l'AFP a eu une copie.

"Nombre de fonctionnaires territoriaux m'ont ainsi alerté sur les risques defichage qu'entraineront de telles modalités de vote et sur les conséquences qu'elles pourront avoir directement sur leur situation personnelle et le déroulé de leur carrière", écrit encore M. Courtial.

Paranoïa

Dans la même édition du JDD, le porte-parole du PS, Benoît Hamon répond à à ces accusations: "On est dans la paranoïa sans aucun fondement et dans la peur panique de la droite de voir la gauche réussir ce vote populaire".

 

"La droite et Jean-François Copé tentent d'empêcher une bonne procédure. Qu'ils laissent les Français décider eux-mêmes !", a déclaré pour sa part le candidat à la primaire François Hollande à des journalistes qui l'interrogeaient à la sortie d'une rencontre avec le Mouvement des jeunes socialistes à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

 

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