L'exécutif salué pour son habile gestion politique de l'affaire PSA

Publié le par DA Estérel 83

Les Echos

 

 

La cote de confiance du chef de l'Etat et du Premier ministre se redresse dans le baromètre CSA pour « Les Echos ». Et l'opinion appuie leur attitude sur le dossier Peugeot.

Les attaques répétées et particulièrement virulentes du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, contre le groupe PSA et la famille Peugeot ont fait couler beaucoup d'encre. Et suscité moult critiques, notamment à droite. Mais elles sont manifestement en phase avec le ressenti de l'opinion. Seuls 18 % des Français interrogés par CSA pour « Les Echos » considèrent que « le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a adopté des positions trop dures » à l'égard du constructeur automobile. Un tiers des sondés (33 %) estiment qu'il a agi « comme il faut » et 30 % pensent même qu'il a eu « des positions trop molles » sur ce dossier. Des résultats plutôt satisfaisants pour l'exécutif, sachant que la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois n'a pas été remise en cause et que les contreparties exigées de PSA ne sont pas pour le moment très claires.

« C'est ce qu'attendent les Français des pouvoirs publics : qu'ils pallient la faiblesse des syndicats et pèsent pour une négociation, explique Jérôme Sainte-Marie, directeur du département Politique-Opinion de CSA. Le gouvernement a trouvé le bon équilibre pour l'instant. » D'un point de vue tactique, « l'affaire Peugeot a été gérée politiquement de manière très adroite, constate-t-il. Il y a eu une distribution des rôles assez habile au sein de l'exécutif, avec Arnaud Montebourg en première ligne. » Ce que le ministre du Travail, Michel Sapin, a, d'ailleurs, plus ou moins reconnu jeudi. « La manière dont Arnaud Montebourg, le président de la République, le Premier ministre se sont exprimés sur ce dossier PSA, qui était, au fond, de manifester une forme de colère par rapport à la violence du choc, par rapport à la violence sociale, a été extrêmement utile », a-t-il insisté, ajoutant que « nul ne voudra encadrer la foudre »du ministre du Redressement productif, dans un lapsus où il fallait entendre « fougue ».

Bonne performance

Cette bonne séquence se ressent dans la cote de confiance du président et du chef du gouvernement. François Hollande regagne 3 points ce mois-ci après en avoir perdu 7 en juin, revenant à 54 %, soit seulement 4 points en deçà de son niveau de mai, à son entrée à l'Elysée. Une bonne performance alors que les plans sociaux se multiplient et que chômage s'approche irrémédiablement de la barre des 3 millions. Jean-Marc Ayrault reprend, lui, 4 points après en avoir abandonné 7 le mois passé, à 53 %. Un rebond encourageant là aussi. Les deux têtes de l'exécutif reconquièrent notamment du terrain dans l'électorat de droite et chez les retraités. « Les deux hommes ont endossé les habits de leurs fonctions, analyse Jérôme Sainte-Marie. Et leur style plaît. »

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