Karachi: Nadine Morano mise en examen pour diffamation

Publié le par DA Estérel 83

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Nadine Morano.

 

L'ancienne ministre UMP Nadine Morano, poursuivie devant la justice par l'avocat des familles de victimes de l'attentat de Karachi qui a fait 15 morts en 2002, a été mise examen aujourd'hui pour diffamation.

Elle avait accusé les familles de "se faire de la pub sur le dos" de Nicolas Sarkozy

La mise en examen de la personne poursuivie est automatique en matière de diffamation. Me Olivier Morice, avocat des familles des victimes, avait porté plainte fin octobre 2011 contre l'ancienne ministre de l'apprentissage qui avait accusé l'avocat de "se faire de la pub sur le dos" de Nicolas Sarkozy.

"Au coeur de la corruption"

Lors d'un vif échange, le 22 septembre sur Canal +, alors que deux proches de Nicolas Sarkozy, Nicolas Bazire et Thierry Gaubert venaient d'être mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi, Me Morice avait accusé l'ex-chef de l'Etat d'être "au coeur de la corruption, c'est-à-dire au coeur du système qui a été mis en place pour verser des commissions et surtout pour permettre le retour illicite" de rétrocommissions.

"Vous êtes en train de faire votre pub sur le dos du président de la République", avait répliqué Mme Morano en accusant l'avocat de "ne pas défendre dignement les familles" des victimes.

"Accusation extrêmement grave"

Dans sa plainte, Me Morice estimait qu'"il s'agit d'une accusation extrêmement grave à l'égard d'un avocat" et que Mme Morano a porté "une atteint majeure à l'honneur professionnel".

Simultanément, l'avocat avait porté plainte pour "menaces" contre Brice Hortefeux après que l'ex-ministre de l'Intérieur eut déclaré dans un hebdomadaire que Me Morice "devrait être fracassé".

L'attentat de Karachi avait fait 15 morts, dont 11 salariés français

Le procès de M. Hortefeux se tiendra le 18 octobre 2012. L'attentat de Karachi, le 8 mai 2002, qui a fait 15 morts, dont 11 salariés français de la Direction des Constructions Navales (DCN), pourrait être lié, selon les enquêteurs, à l'arrêt, en 1996, du versement de commissions liées à des contrats d'armement.

Dans le volet financier de l'enquête, les enquêteurs s'interrogent sur l'existence de rétrocommissions qui auraient financé la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.

Publié dans Affaires

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