Jean-Marc Ayrault : "On ne peut pas réparer en 100 jours, ce qui a été fait en 10 ans"

Publié le par DA Estérel 83

 

 

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, hier, sur le plateau du JT de 20 heures de France2./Photo AFP ()

 

C'était le jour des mauvaises nouvelles, notamment une hausse du chômage au mois de juillet qui fait flirter le nombre des demandeurs d'emploi avec les 3 millions. Hier soir, la tâche n'était pas facile pour Jean-Marc Ayrault, face aux caméras du 20 heures de France 2 de David Pujadas. Il lui fallait reprendre la main. Il s'est montré pédagogue et pugnace.

Évidemment, il a tout de suite été question de cet attentisme, de cet immobilisme que l'on reproche, surtout à droite au Premier ministre.

«Faut-il changer de braquet ?» demande le journaliste de France 2.

«Il y a des impatiences et je les comprends, répond Jean-Marc Ayrault, mais on ne peut pas en 100 jours réparer dix ans de politique qui a dégradé la France.» Pour lui, il s'agit tout à la fois de prendre des mesures d'urgences (les emplois aidés dont le financement s'arrêtait au… 6 mai !) et en même temps jeter les bases de réformes plus profondes.

«Je suis près à discuter avec tout le monde, patronat, syndicats, pour que ces réformes se fassent.»

Le chômage ?

«Nous sommes lancés dans une bataille pour sauver l'emploi. Nous sommes face à ces plans sociaux qui avaient été astucieusement retardés après l'élection présidentielle. Mais depuis, nous avons sauvé beaucoup d'emplois. Le résultat, vous allez le mesurer chaque jour, et vous le mesurerez aussi à la fin du quinquennat !»

La croissance ? Pourra-t-on maintenir le chiffre prévu de 1,2 % ? «Je suis volontariste, mais réaliste, assure le Premier ministre. Nous ferons un budget honnête, mais je ne peux pas donner de chiffre.»

La baisse de l'essence ?

«Nous allons demander un effort aux pétroliers et aux distributeurs et créer un observatoire pour éviter les effets d'aubaine.»

Le nucléaire et la sortie d'Arnaud Montebourg ? «Nous restons sur les engagements du Président de la République et nous passerons de 75 à 50 % de nucléaire. Mais à 50 %, il y aura encore des centrales, des démantèlements, des emplois.»

Manque d'autorité ?

«Je suis un chef d'équipe, mais j'applique ma méthode : on ne réussit rien si on ne dialogue pas, affirme Jean-Marc Ayrault avant de conclure : «J'ai confiance dans l'avenir de mon pays.» Ayrault est là et bien là, à la manœuvre, pour ceux qui en auraient douté.

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viviane 29/08/2012 18:22

on ne peut pas non plus prendre des décisions à contre courant comme les expulsions de roms en contradiction avec les dires de Hollande qui voulait des solutions concrètes pour ces humains !