En finir avec la monarchie culturelle

Publié le par DA Estérel 83

01-Mediapart

 

 

En 1981, deux mois après son élection à la présidence de la République, un socialiste prénommé François se rend symboliquement au festival d’Avignon, pour y respirer un « air de liberté » et rendre hommage à Jean Vilar, à l’occasion des 10 ans de sa mort. 31 ans plus tard, François Hollande accomplit, avec un tempo similaire, le même geste que Mitterrand, en se rendant dans la cité des Papes, dimanche 15 juillet, où il célèbrera lui aussi l’inventeur du festival d’Avignon et d'un théâtre de service public en se rendant à la maison Jean Vilar, dont on commémore cette année le centenaire de la naissance.

 

« C’est la première fois qu’un Président de la République y va depuis 1981 », rappelle Emmanuelle Loyer, co-auteur d’une Histoire du Festival d’Avignon. Peut-on espérer que le nouveau président ne mette pas, pour autant, ses pas dans les pratiques monarchiques que son prédécesseur socialiste, après d’autres, avait développées en matière de politique culturelle ?

 

En France, la culture « exprime, et depuis bien longtemps, la majesté du pouvoir et la gloire du souverain », selon les mots de l’historien Antoine de Baecque, auteur de Crises dans la culture française, anatomie d’un échec. En outre, écrit-il, « c’est par le théâtre que l’Etat a mis la main sur la culture et s’est engagé peu à peu dans la voie d’une politique culturelle ».

Le festival d’Avignon possède donc une importance particulière dans la représentation que la France se fait de sa politique culturelle. « L’important à Avignon, ce n’est pas seulement ce qu’on y voit, rappelle Emmanuelle Loyer. La spécificité de ce festival, depuis l’époque de Vilar, a été de construire un espace public de discussion sur la culture, la politique culturelle, ce qu’est une œuvre d’art, ce que la société attend de l’art. »

François Mitterrand en 1984François Mitterrand en 1984

François Mitterrand avait érigé la politique culturelle en art de gouverner, en lançant ses grands et prestigieux travaux ou en faisant passer au cœur de l’été, le 6 août 1985, à la veille d’une probable cohabitation, un décret qui étendait considérablement les pouvoirs de nomination du Président de la République, notamment dans le domaine culturel. La présidence s’arrogeait ainsi le droit de désigner l’administrateur de la Comédie française, les présidents des conseils d’administration de l’Opéra de Paris et de l’Opéra Bastille ou encore les présidents du Centre Georges-Pompidou, du Centre national de la Cinématographie, de l’Institut national de l’audiovisuel…

Le théâtre de l'OdéonLe théâtre de l'Odéon

Frédéric Mitterrand et Nicolas Sarkozy ont, ensuite, caricaturé l’arbitraire d’une politique culturelle réduite au pouvoir de nommer, qui a culminé avec la polémique, l’an dernier, autour du théâtre de l’Odéon et du Festival d’Avignon. L’affaire commence en avril 2011 avec l’annonce surprise par le ministre de la Culture du non renouvellement du metteur en scène Olivier Py à la tête de l’Odéon, pour faire de la place au suisse Luc Bondy, star vieillissante du théâtre européen et proche, dit-on, de Carla Bruni-Sarkozy, auquel le ministère accorda en outre aussitôt une ligne de crédit exceptionnelle de 750 000 euros, alors que la profession était sommée, dans le même temps, de manger son pain noir.

La mobilisation par voie de presse de tout le ban et l’arrière-ban du spectacle vivant contraignirent alors Frédéric Mitterrand, sous pression de l’Elysée, à consoler Olivier Py en le nommant, deux ans avant son entrée en fonction et en contournant les procédures, à la tête du Festival d’Avignon. Une décision tout aussi arbitraire, mais qui ne suscita pas, cette fois, les indignations à géométrie variable de la « grande famille du théâtre ». La 66e édition du Festival d’Avignon s’est donc ouverte la semaine dernière dans une situation ubuesque, puisque les deux co-directeurs, Vincent Baudriller et Hortense Archambault, savent déjà qu’ils seront remplacés à mi-mandat par une personne nommée par un ministre de la culture qui n’est plus en fonction…

Depuis deux ans, la litanie de ces pratiques iniques dans le monde de la culture a été longue. Mathieu Gallet, ex-directeur adjoint du cabinet du ministre de la culture, avait été propulsé PDG de l’INA en mai 2010, alors que sa candidature aurait dû passer par la Commission de déontologie de la fonction publique. Macha Makeïeff a été nommée à la tête du Théâtre de la Criée, à Marseille, début 2011, après une intervention probable de l’Elysée et alors que les différentes tutelles étaient d’accord sur le nom de la metteuse en scène Catherine Marnas.

Le château de VersaillesLe château de Versailles

Quant à Catherine Pégard, ancienne journaliste politique au Point et conseillère à l’Elysée, elle a été nommée en août 2011 présidente de l’Etablissement public de Versailles, une insulte pour les conservateurs de musée et les historiens de l’art. Le départ de son prédécesseur, Jean-Jacques Aillagon, avait alors été justifié au nom de la limite d’âge, mais celle-ci aurait dû, dans ce cas, aussi concerner Luc Bondy au théâtre de l’Odéon…

« Cette tradition monarchique est insupportable, même lorsque les personnes adoubées sont de grands artistes et de bons professionnels. Dans le spectacle vivant, on ne peut pas dire qu’on ait nommé ces derniers temps des ânes pour courir le prix d’Amérique. Mais comment faire autrement ?» interroge Greg Germain, directeur du Off d’Avignon.

Pour le metteur en scène Ludovic Lagarde, directeur de la Comédie de Reims« Frédéric Mitterrand a quand même fait voler en éclats des procédures convenables qui s’étaient progressivement mises en place, même si ce n’était pas parfait. Il a remis en cause les décisions de jurys à Montpellier, à Marseille… »

Selon Valérie de Saint-Do, plume de la revueCassandre/Horschamp qui explore depuis des années les liens entre politique et spectacle vivant, « la question des nominations a été l’aspect le plus ridicule et scandaleux du précédent quinquennat, mais c’est l’arbre qui cache la forêt, et les dérives ne datent pas de la droite. Se focaliser dessus, c’est encore une dérive du système qui réduit la politique culturelle au jeu des carrières individualisées, alors que le spectacle vivant est d’abord un art collectif ».

Le retour des années Lang ?

Jack Lang, en 2008Jack Lang, en 2008

En finir avec le fait du prince en matière de nomination culturelle constitue donc un impératif de rupture, autant avec les dérives conjoncturelles du quinquennat Sarkozy qu’avec les mauvaises habitudes de l’ère Jack Lang /François Mitterrand. Mais cela ne suffira pas à rompre avec la tendance monarchique de la politique culturelle, dont les socialistes n’ont pas été exempts, ni dans leurs pratiques institutionnelles ni dans leur manière de célébrer le mariage entre la gauche et la culture sur un mode parfois aussi clinquant que courtisan.

La liaison entre art et politique est d’autant plus difficile à tenir dans l’univers du théâtre et du spectacle vivant, qui est, contrairement au livre ou au cinéma, un domaine très majoritairement subventionné par les pouvoirs publics. « Le spectacle vivant doit être paradoxalement indépendant du pouvoir et soutenu par le service public pour assurer son indépendance », souligne Vincent Baudriller, co-directeur du Festival d’Avignon.

Mais le retour de la « gauche paillettes », après la « droite bling bling » demeure une crainte, même avec un « président normal », qui, l’an dernier, lorsqu’il était candidat aux primaires socialistes, avait choisi de venir à Avignon sous le chapiteau du Off, pendant que le In préférait se grouper autour de Martine Aubry.

 

François Hollande devrait à nouveau faire un saut au village du Off cette année et être accueilli par son directeur, Greg Germain, selon lequel « ce sont les 975 compagnies qui jouent 1161 spectacles dans le Off pendant 22 jours qui perpétuent l’aventure populaire de Jean Vilar. Aujourd’hui, nous avons une occasion exceptionnelle de transformer le paradigme de la culture, et notamment du théâtre. Jack Lang avait libéré des possibles, en donnant leur place à des créateurs jeunes et dynamiques. Mais, trente ans après, ce sont toujours les mêmes qui sont là et ils laissent peu de place pour l’émergence ».

 

L’hypothèse d’un retour en force des cadres culturels des années Lang autour d’un Président qui n’a jamais montré un intérêt particulier pour le livre ou le spectacle inquiète une bonne partie du monde culturel. Dans les « 22 écueils contre lesquels la ministre de la Culture doit éviter de s’échouer », le dernier numéro de la revue Cassandre liste ainsi celui de « faire revenir les vieux canassons de l’ère Mitterrand dans l’écurie du ministère ou aux postes de conseillers ».

Pierre Bergé, en 1998Pierre Bergé, en 1998

Mediapart avait déjà raconté icil'histoire secrète du programme culturel du candidat Hollande et les tensions entre le pôle officiel, rassemblé autour d’Aurélie Filippetti, et le pôle officieux, regroupant autour du futur président de nombreuses figures des années Mitterrand, comme Pierre Bergé ou Jérôme Clément, ancien directeur d’Arte et récent directeur du théâtre du Châtelet.

C’est cette « équipe bis » qui avait organisé, autour du candidat, la soirée au Cirque d’Hiver du 18 mars, lieu de rassemblement de toute la vieille garde de la gauche culturelle, en présence aussi de Mazarine Pingeot comme ultime trait d’union entre deux époques.

Quelques mois plus tard, cette dichotomie semble toujours à l’œuvre. Avec Laurent Dréano, conseiller en charge du spectacle, ancien directeur de la culture à Lille et ancien président du conseil d’administration du Festival Actoral, à Marseille, et Alain Van der Malière, conseiller spécial, connu pour son intérêt pour les différentes formes de spectacle vivant, Aurélie Filippetti s’est entourée de personnes plutôt innovantes et respectées dans le milieu du spectacle vivant.

Jean-Michel RibesJean-Michel Ribes

Dans l’entourage de François Hollande, pour ce qui concerne le théâtre, on repérait surtout Bernard Murat, metteur en scène peu connu pour ses audaces dramatiques et directeur du théâtre privé Edouard VII, ainsi que l’inévitable Jean-Michel Ribes, le directeur du théâtre du Rond-Point, dont les textes et les scénographies boursouflés cohabitent avec une intelligence de programmation et une habileté politique indéniables.

Les deux hommes faisaient partie des rares invités à la cérémonie d’investiture de François Hollande, aux côtés de Pierre Lescure, autre figure culturelle des années Mitterrand, nommé en 1998 par François Pinault à la tête du Théâtre Marigny, aujourd'hui missionné pour réfléchir sur le post-Hadopi, en dépit de conflits d’intérêts possibles le concernant.

L'Opéra comiqueL'Opéra comique

Quoi qu’il en soit, une des premières nominations importantes dans le spectacle vivant sous ce nouveau gouvernement n’a pas été marquée au sceau de l’innovation et du renouvellement générationnel, puisque Jérôme Deschamps a été reconduit, le 27 juin dernier, à la tête de l'Opéra comique, bien qu'il atteigne sous peu la limite d'âge de 65 ans censée s'appliquer à la direction des établissements publics.

 

 

 

 

Un nouveau bal des courtisans ?

Aurélie Filippetti, en 2012Aurélie Filippetti, en 2012

À Avignon, on veut toutefois croire à la nomination d’une ministre de la culture qui n’avait que sept ans le jour de l’élection de François Mitterrand, et dont un des premiers gestes a été d’annoncer une« reconstitution de crédits » de 23,5 millions d’euros pour le spectacle vivant.

« Cela faisait très longtemps qu’on n’avait pas eu quelqu’un qui connaît le théâtre et la danse, et sait en parler, juge Ludovic Lagarde. Ce n’était le cas ni de Donnedieu de Vabres, ni d’Aillagon, ni de Frédéric Mitterrand. »

Pour le metteur en scène Pascal Rambert, qui vient de voir son mandat reconduit à la tête du Théâtre de Gennevilliers« il y a déjà un calme, une rigueur qu’on avait perdus. J’ai un sentiment d’apaisement après une grande période de tension qui avait débuté avec la lettre de cadrage envoyée par Sarkozy au début de son mandat, qui nous traitait comme des petits garçons devant un maître d’école. Je sens maintenant une écoute et une prise en compte de la parole de l’autre, qui compte dans nos métiers ».

Pour confirmer cette nouvelle ère, il faudra que la ministre obtienne les arbitrages nécessaires, auprès de Jean-Marc Ayrault, qui a prouvé à Nantes qu’il était attentif à une politique culturelle qui sache allier spectacle et innovation, travail de terrain et exigence artistique.

Si Aurélie Filippetti s’est fait tacler par le ministre du budget au sujet d’une possible extension de la redevance à certains écrans d’ordinateurs, elle a provisoirement obtenu gain de cause sur le mécénat, puisque la loi de finances rectificatives présentée au début du mois de juillet ne contenait pas la mesure visant à diminuer de 60 à 30 % la proportion des sommes allouées par les entreprises aux associations d’intérêt général déductible des impôts. « Ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle, juge toutefois Valérie de Saint-Do. Une déduction d’impôt, c’est aussi de l’argent public dont l’affectation est laissée au choix des stratégies de communication des entreprises. Je cite souvent l’exemple de cette exposition, au Palais de Tokyo, consacrée à la peau, dont le mécène était Nivea. »

Il faudra surtout que les déclarations d’amour entre le spectacle vivant et la nouvelle ministre de la culture ne constituent pas un nouvel épisode du bal des courtisans qui a parfois fait office de politique artistique sous la gauche. « Je vais à Avignon voir des spectacles, bien sûr, mais aussi rencontrer la ministre et son entourage », avoue ainsi un directeur de Centre dramatique national.

Christophe Girard, en 2006Christophe Girard, en 2006

À cet égard, l’épisode récent de la tribune intitulée « la politique culturelle à Paris est exemplaire »n’est pas rassurant. Dans les colonnes du Monde du 29 mai dernier, Jean Blaise (Nuit blanche), Jérôme Delormas (la Gaîté lyrique), Laurence de Magalhaes et Stéphane Ricordel (le Silvia-Monfort), Emmanuel Demarcy-Motta (Théâtre de la Ville), Guillaume Descamps (la Maison des pratiques artistiques amateurs), Alexia Fabre (Nuit blanche), Alain Herzog (la Gaîté lyrique), José-Manuel Goncalves (le Centquatre), François Grosjean (le Grand Parquet), Philippe Mourrat et Christine Chalas (Maison des métallos) et Jean-Michel Ribes (théâtre du Rond-Point) demandaient que l’adjoint à la culture de la mairie de Paris, Christophe Girard, puisse cumuler ce poste avec celui de maire du IVe arrondissement de Paris, libéré après la nomination de Dominique Bertinotti au ministère délégué à la famille.

Alors même que Christophe Girard présentait déjà la particularité de détenir, en plus de son poste d’adjoint à la culture, des fonctions de directeur de la stratégie mode chez LVMH… Ils n’ont pas eu gain de cause, et Christophe Girard a finalement dû renoncer à son poste d’adjoint à la culture au profit de Bruno Julliard.

Mais qu’une flopée de représentants du spectacle vivant, dont certains sont talentueux, se soient sentis obligés de signer un tel texte (on ne leur fera pas l’insulte de penser qu’ils l’ont eux-mêmes rédigé) est déplorable sur la forme, en ce qu’il dit de la vassalité possible du monde culturel aux tutelles, qu’elles soient étatiques, régionales, départementales ou municipales, notamment en période de disette budgétaire.

La politique culturelle à Paris : un mauvais exemple

Bertrand Delanoë, en 2008Bertrand Delanoë, en 2008

Mais l’épisode est aussi redoutable sur le fond, tant la politique culturelle à Paris n’est pas exemplaire, ces dernières années en tout cas, de ce qu’on pourrait attendre d’un gouvernement de gauche qui voudrait renouveler la politique culturelle. Bertrand Delanoë et Christophe Girard ont en effet insisté sur les équipements au détriment des équipes, donné la priorité à l’évènementiel sur le travail de terrain et mis en concurrence des établissements de plus en plus gourmands en moyens de fonctionnement, qui se retrouvent obligés de se battre de plus en plus pour trouver du financement privé…

Ainsi, même si José-Manuel Goncalves semble aujourd’hui parvenir à redynamiser le paquebot surdimensionné qu’est le Centquatre après les débuts catastrophiques du tandem Robert Cantarella / Frédéric Fisbach, difficile de penser que le choix de créer un tel lieu, à proximité des équipements déjà nombreux du Parc de la Villette, n’a pas obéi avant tout à des raisons de prestige. Et que ce genre d’investissement ne se fait pas au détriment de plus petites structures, au moment où le Lavoir Moderne Parisien a été contraint de fermer ses portes et que le Théâtre Paris Villette est également menacé.

Pour Valérie de Saint-Do, l’exemple de Paris illustre un « danger qui guette si on municipalise de plus en plus le financement de la culture. Avec le désengagement de l’Etat, les collectivités territoriales représentent maintenant plus de 60 % du financement de la culture. Et si on a dépassé la caricature de l’élu local qui utilise la culture pour son prestige ou de l’Etat omniscient qui saurait ce qu’il faut pour chaque territoire, la dépendance à une seule collectivité comporte toujours un rapport d’allégeance ».

Même si la spécificité de la capitale et la personne de Christophe Girard hypertrophient sans doute certaines tendances nationales, le risque est fort que la décentralisation culturelle ne soit synonyme, pour les acteurs locaux, d’un simple changement de suzerain, sans transformation des pratiques monarchiques. Ainsi, à la Maison de la Poésie, dont la ville de Paris assure plus de 90 % du financement, la programmation ne dépasse pas le mois de janvier prochain, parce qu’il est fort probable que le directeur actuel, Claude Guerre, soit bientôt débarqué sans concertation, pour faire de la place à Olivier Chaudenson, dont le festival « Paris en toutes lettres » n’a pourtant pas été une grande réussite, au point de ne pas connaître d’édition en 2012.

En dépit de tous ces éléments, dans son discours au Cirque d’Hiver, François Hollande a rendu hommage à « Paris qui, avec Bertrand Delanoë, est exemplaire en matière culturelle…»

Pour Valérie de Saint-Do, plutôt que de prendre Paris pour modèle, l’enjeu serait « d’éviter que la culture se concentre sur ce qui est visible, sur les grands équipements ou sur les grands évènements. Je n’oppose pas systématiquement les gros et les petits. Il y a des friches et des fabriques au comportement commercial et conventionnel et des scènes nationales, comme le Channel, à Calais, qui font un boulot remarquable. Mais il faut être attentif à tout ce qui s’invente, notamment avec les habitants, comme le fait par exemple le théâtre permanent à Aubervilliers. Il faudrait aussi éviter le cumul des mandats culturels, édicter une nouvelle charte des missions de service public et de déontologie dans le spectacle vivant et ne pas céder à la labellisation systématique. »

Toutes ces idées se retrouveront-elles dans la grande « loi d’orientation sur le spectacle vivant », promise par le candidat Hollande ? Difficile à savoir aujourd’hui, puisqu’il « n’y aura pas d’annonces à Avignon », assure-t-on du côté du Ministère de la Culture.

Publié dans Culture

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