Débat: Hollande et Villepin peinent à montrer leurs divergences

Publié le par DA Estérel 83

20mn-copie-1

 

 

 

François Hollande et Dominique de Villepin.

Réunis à Strasbourg, les deux hommes n'ont pas totalement écarté l'hypothèse d'une alliance au deuxième tour...

Dominique de Villepin n'a pas manié «l'humour corrézien». Vendredi soir à Strasbourg, l'ancien Premier ministre et François Hollande ont pourtant peiné à véritablement montrer leurs différences, lors d'un débat organisé par le Nouvel Observateur et Terra nova, club de réflexion socialiste.

Réunis par un même rejet de Nicolas Sarkozy, le candidat à la primaire socialiste et Dominique de Villepin, qui ne cache pas son envie de se présenter, n'ont pas fermé la porte à l'hypothèse d'une alliance de deuxième tour en 2012.

 

«Nous savons à quelle famille politique nous appartenons. En même temps, j'ai le sens de ce que doit être un rassemblement », a dit François Hollande, lors d'une rencontre avec la presse. «Sur les questions de défense, sur les questions d'image de la France, nous pouvons nous retrouver », a-t-il ajouté à propos de son ancien camarade de l'Ecole nationale d'administration (Ena).

 

Des convergences

«Nous nous retrouvons sur beaucoup de points, je pense à la fiscalité, à l'éducation», a confirmé quelques instants plus tard Dominique de Villepin, sur la scène de l'opéra où les deux anciens de la promotion "Voltaire" devaient expliquer «comment réformer la France».

 

Mais quand le gaulliste dit «pouvoir au peuple», «refondation de la France» et «revenu citoyen», le socialiste évoque «droit à la négociation collective», renforcement du pouvoir des collectivités locales et «contrat de génération».

 

Invité à expliquer ses « divergences » avec l'actuel favori des sondage, Dominique de Villepin se contente d'affirmer que le programme socialiste «ne changera rien à la situation de notre pays».

Et il refuse de suivre Jacques Chirac qui s'était dit le week-end dernier, en une «boutade corrézienne», prêt à voter Hollande en 2012.

 

Au moment de conclure, l'ancien Premier ministre s'est prononcé «pour un gouvernement d'union nationale». Le futur président «aura l'obligation de ne pas gouverner seul» a renchéri l'ex-premier secrétaire du Parti socialiste. Les deux hommes ne sont pas toutefois allés jusqu'à dire qu'ils pourraient gouverner ensemble.

Publié dans Politique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article