Comment Terra Nova a irrigué la gauche

Publié le par DA Estérel 83

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Olivier Ferrand, le président du centre d'études Terra Nova, est mort, samedi matin, à Velaux (Bouches-du-Rhône) d'un arrêt cardiaque, à 42 ans. Il venait d'être élu député PS de la huitième circonscription des Bouches-du-Rhône. Son décès a été annoncé par le premier secrétaire du PS des Bouches-du-Rhône, Jean-David Ciot. « Il est parti ce matin faire un jogging et a fait un arrêt cardiaque au retour. Les pompiers n'ont pas réussi à le réanimer », a dit M. Ciot.

Marié et père d'une fille de 12 ans, M. Ferrand était « un jeune espoir du PS, un des quadras du parti, qui venait tout juste d'être élu député », a-t-il ajouté. Ce diplômé de Sciences Po, HEC et l'ENA avait créé en 2008 Terra Nova, un laboratoire d'idées proche du PS, qui agrège un millier d'experts. La première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a fait part de « sa vive émotion »,et « profonde tristesse » à l'annonce du décès, « un immense choc pour (elle) et pour les socialistes ».

Mediapart a publié de nombreux articles sur Terra Nova, enquêtes sur le rôle de ce centre d'études, et entretiens avec Olivier Ferrand. Parmi ceux-ci, cette enquête de Joseph Confavreux d'août 2011, sur ce que Terra Nova a apporté à la gauche, et que nous republions ci-dessous :

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Comment Terra Nova veut irriguer la gauche

En septembre 2008, lorsque Terra Nova se fonde, la gauche de gouvernement est au bord de l’extinction après trois défaites consécutives aux élections présidentielles, ses ressources intellectuelles sont taries, au point que Nicolas Sarkozy peut se vanter d’avoir gagné la bataille des idées, et Olivier Ferrand se verrait bien, alors, sauver la planète gauche. « Nous sommes partis d’une raison de court terme : la défaite de 2007. Mais aussi du constat plus profond d’un tarissement intellectuel de la politique en général. Il ne s’agissait pas d’élaborer un programme de mandature de 5 ans, mais bien de rechercher une refondation intellectuelle. Les grands modèles de développement, que ce soit à droite avec le modèle libéral, ou à gauche avec la social-démocratie, sont des modèles historiques du XXe siècle, dépassés par la mondialisation. »

 

Un objectif que nuance le sociologue Michel Wieviorka, auteur dePour la prochaine gauche(Ed. Robert Laffont, 2011) et proche de Martine Aubry : « Je ne crois pas que Terra Nova soit en mesure de porter “le” projet de la gauche. Mais, ce que Terra Nova apporte, c’est, jour après jour, des propositions qui montrent que le problème n’est pas le manque d’idée à gauche, qu’il y a une vitalité. » Pour Christian Paul, député de la Nièvre et président du Laboratoire des idées du PS : « Terra Nova a créé un vivier, et aussi une habitude de travailler entre l’expertise politique et la production intellectuelle, qui sont utiles. »

Sans avoir atteint l’objectif ambitieux de réoxygéner entièrement l’hémisphère gauche, Terra Nova constitue toutefois un bouleversement, à l’échelle, plus réduite, des think tanks français. Selon Amaury Bessard, président d'honneur de l’Observatoire français des think tanks« l’ensemble de cet espace a dû se réorganiser avec l’arrivée de Terra Nova ». Pour Benoît Thieulin, membre de la fondation et directeur de la Netscouade, « Terra Nova a eu le mérite d’imposer une compétition élevée sur ce qu’est un think tank en France. Jusque-là, c’était surtout des clubs de vieux messieurs qui se réunissaient de temps en temps. La Fondapol a dû faire sa mue. La fondation Jean Jaurès s’est réveillée ».

Lors de la remise de prix organisée par cet Observatoire français des think tanks, au début de ce mois, Terra Nova s’est ainsi taillé la part du lion. Elle rafle le trophée de la meilleure stratégie de communication, le trophée des journalistes et celui du meilleur think tank de l’année, décerné par les pairs. Nul ne devrait lui contester le premier, tant Terra Nova a su se faire un nom et ne jamais resterincognita en quatre petites années d’existence. « Ils ont des réseaux amicaux, professionnels et médiatiques très bien organisés. Et ils excellent à diffuser leur production, que ce soit sur des supports classiques ou sur twitter », juge Marie-Cécile Naves, vice-présidente de l'Observatoire français des think tanks.

Cette visibilité de Terra Nova est d’ailleurs largement liée au second trophée, celui des journalistes, avec lesquels Terra Nova a tissé de nombreux liens : Métro, Rue89, Le Nouvel Observateur, Mediapart via une édition participative, mais surtout Libération, qui lui a sous-traité deux pages Rebonds chaque mois, ayant fortement contribué à légitimer la fondation dans le champ des idées à gauche.

Quant au trophée du meilleur think tank de l’année, reçu pour la seconde année consécutive, seules quelques mauvaises langues rappellent qu’au royaume des aveugles, les borgnes sont rois, tant les think tanks demeurent, en France, des espaces encore marginaux politiquement et intellectuellement (voir notre précédent article ici).

Profusion ou confusion ?

Mais, quelle que soit la valeur de ce palmarès, Terra Nova tranche sur les autres boîtes à idées par le rythme et l’ampleur de ses parutions. « Notre production est de deux ordres, explique Olivier Ferrand. Des notes d’actualité, quasi quotidiennes, qui vont de l’usage du Taser au rapport de la Cour des comptes. Et des rapports qui revisitent les politiques publiques et essayent de les moderniser, avec des groupes de travail mêlant politiques et experts, pour aboutir à des solutions innovantes. Je pense que nous sommes les seuls capables de monter un groupe sur les marchés financiers où vous trouverez un économiste, un banquier, un banquier d’affaires, un trader, un membre du Trésor, un membre de l’Autorité des marchés financiers et des politiques. »

Un rapport sort quasiment chaque mois depuis quatre ans et pas moins de 70 sont prévus dans le cadre de la contribution de Terra Nova à la campagne de 2012 ! Football, politique de la famille, inégalités hommes/femmes, logement, biodiversité…

Profusion ou confusion ? Il serait facile de repérer des flous, voire des contradictions, dans la production de Terra Nova, comme, par exemple, sur la loi Hadopi, avec une contribution intitulée Un texte coupé de toute réalité, en 2008, une autre titrée Une loi indispensable, en mars 2009, puis une forme de synthèse Un autre modèle est-il possible ? en 2010.

À ce rythme, les productions sont inégales, mais c’est la première fois qu’un think tank français offre un tel panel à destination des politiques français. Thomas Maga, qui a travaillé à Terra Nova comme responsable des publications, estime avoir « fourni à l’opposition tout un arsenal de réactions. Certaines de nos notes ont été lues texto par des députés à l’Assemblée, sur la réforme territoriale par exemple ».

Cette production constitue-t-elle un corpus idéologique cohérent ?« Terra Nova livre régulièrement un ensemble de notes, pas toujours convergentes, mais qui sont là pour faire débat, plus que pour constituer des valeurs ou des propositions définitives », juge Michel Wieviorka.

Ce que confirme Marc Olivier Padis, rédacteur en chef de la revueEsprit et vice-président de Terra Nova : « Je ne pense pas que Terra Nova représente une sensibilité politique particulière à gauche ou ait permis de dégager une lecture de type “deuxième gauche”. Je ne serais pas capable de synthétiser un positionnement idéologique, soit parce qu’on a traité trop de dossiers, à partir d’un fonctionnement où on préfère partir des questions concrètes, soit parce que c’est un chantier de longue haleine et qu’il est encore trop tôt. »

Terra Nova n’est composée que d’une poignée de permanents et de quelques stagiaires qui mettent en forme les analyses sollicitées auprès d’un réseau d’un millier d’experts et de scientifiques. « Ce qui est impressionnant, c’est qu’ils arrivent à produire des choses quotidiennes. Sur le plan structurel, c’est une petite révolution. Mais ce qu’ils disent n’est pas très nouveau sur un plan théorique. Sur le fond, c’est le réseau de la deuxième gauche qui continue d’élaborer ses idées », juge Marie-Cécile Naves.

Dans les couloirs de Solférino, certains qualifient le bilan de Terra Nova de « mitigé » : « Il y a un matériau, mais je dirais que c’est un matériau qui, sur le fond, ne donne pas le sentiment d’être toujours très neuf », affirme ainsi un socialiste qui dit néanmoins« regarder régulièrement » les notes de Terra Nova.

Strausskahnisme, rocardisme, progressisme...

Le seul vocabulaire rassemblant les contributeurs et les contributions serait alors celui, suffisamment large, de« progressiste ». Même si, en donnant comme sous-titre à Terra Nova, « la fondation progressiste », Olivier Ferrand s’est attiré les foudres à la fois de ceux qui y lisent un abandon du socialisme et de ceux qui jugent cette dénomination usurpée.

« Progressiste ?! Ça veut dire quoi progressiste, au juste ? J’y vois surtout une rupture complète avec la tradition politique de la gauche, où les idées étaient débattues dans les réunions de section, où il fallait convaincre les militants, les uns après les autres, au sein d’un processus populaire où s’exprimait réellement la démocratie », s’emporte Alexis Corbière, responsable des études au Parti de gauche.

Mais, pour Olivier Ferrand, « nos clients se recrutent au-delà du PS. Par progressistes, on entend l’ensemble de l’alternance, du Front de gauche jusqu’au Modem. Et on essaye de travailler avec l’ensemble de cet espace progressiste, parce qu’on est dans un moment de recomposition politique, où on passe d’une logique droite / gauche à une logique populiste / progressiste ».

Au risque que cette redéfinition du clivage droite / gauche, via la notion de progressisme, ne prête le flanc à une certaine confusion idéologique, puisque la Fondapol, alter ego de droite de Terra Nova, se définit comme le « think tank libéral européen et… progressiste ». Son directeur, Dominique Reynié, s’en amuse :« Sur la réforme de l’Etat, le statut de la fonction publique, il y a, entre eux et nous, un clivage fort. Mais il y a aussi des ponts et des points de porosité. Quand le candidat possible était DSK, sur la question de la dette, la gestion de l’appareil d’Etat, il y avait des éléments de Terra Nova qui étaient achetables chez nous, et inversement. »

Rue de Solférino, on rappelle d’ailleurs que « même s’il n’y a pas de “dérive droitière”, le point d’équilibre de Terra Nova n’est pas celui du PS ». Alexis Corbière est plus tranchant : « Je ne vois pas bien quel souffle nouveau Terra Nova pourrait proposer à la gauche. Ils ressassent les poncifs d’une social-démocratie qui n’a pas grand-chose à dire sur les dérives du tout-marché. Ils ont été le cheval de bataille d’une communication propice pour les idées d’un DSK. »

La fondation a souvent été considérée comme proche de Dominique Strauss-Kahn en raison du parcours personnel d’Olivier Ferrand, qui fut, notamment, secrétaire général du club politique À gauche en Europe, fondé par DSK. Mais Benoît Thieulin affirme avoir « toujours vu Olivier Ferrand donner des gages de son autonomie vis-à-vis de DSK. C’est une perception de l’extérieur ». Il y aurait plutôt, selon un ancien permanent de Terra Nova, « une inertie strausskhanienne, mais avec une volonté de la dépasser ».

Pour Marc Olivier Padis, « quand Olivier Ferrand a créé Terra Nova, il a fait le pari de sortir des logiques d’écurie ». La fondation n’est donc pas fragilisée par la mise hors course de DSK ? « Je ne pense pas. C’est une mauvaise nouvelle, mais ça ne contrarie pas l’option de départ prise par Terra Nova. »

S’il fallait trouver une matrice idéologique irriguant Terra Nova, c’est plutôt du côté de Rocard qu’il faudrait se tourner. L’ancien premier ministre dirige en effet le conseil d’orientation scientifique de Terra Nova, logé pour encore quelque temps dans des locaux mis à sa disposition, sur les Champs-Élysées, par Henry Hermand, ami et mécène historique de Michel Rocard.

C’est d’ailleurs sans doute cette fidélité rocardienne qui a valu à Olivier Ferrand de se retrouver rapporteur général adjoint de la Commission sur le Grand Emprunt, voulue par Nicolas Sarkozy et co-présidée par Alain Juppé et Michel Rocard. Une décision qui avait alors déclenché la fureur publique de Laurent Bouvet, membre du conseil scientifique de Terra Nova, ex-rédacteur en chef de laRevue socialiste et ex-secrétaire général de la République des idées.

Aujourd’hui professeur de sciences politiques à l’Université de Sophia-Antipolis, sa colère n’est pas vraiment retombée depuis.« Olivier Ferrand n’a pas réussi à mettre en place de véritables procédures de délibération. De plus, son orientation idéologique assez marquée par le libéralisme en économie comme sur les questions dites de société ou culturelles (les “valeurs”) me paraît à rebours de ce que devrait défendre la gauche si elle veut gagner en 2012. La dernière note sur le vote des classes populaires, dont il a été le maître d’œuvre, en est un dernier exemple éclatant (voir notre article à ce sujet ici). »

Un jugement trop sévère, selon un autre membre du conseil scientifique préférant rester anonyme : « Terra Nova a réussi à construire des ripostes et à réunir des énergies, à attirer d’anciens membres de cabinets qui auraient pu s’égayer dans la nature sans cela. Mais sur le plan de la production intellectuelle, c’est vrai qu’ils y arrivent parfois moins bien. »

Un mode de financement inédit pour un think tank de gauche

Au-delà du corpus idéologique, un reproche fréquemment adressé à Terra Nova est un biais technocratique, lié à l’origine de ceux qui en composent les sphères dirigeantes. « Ils ont une vision scientiste de la démocratie. Puisque les jeunes votent à gauche, abaissons le droit de vote à 16 ans ! Pour éviter un nouveau 21 avril, changeons le système électoral ! On est encore dans un modèle où des élites éclairées prétendent apporter une solution technique aux questions sociales et politiques », poursuit Laurent Bouvet.« C’est vrai que la principale critique qu’on puisse faire à Terra Nova, c’est sa sociologie, dominée par des technocrates de gauche, concède Benoît Thieulin. Mais ce n’est pas le seul endroit. »

La rupture de Terra Nova avec ce qui existait jusque-là dans le champ des idées à gauche réside aussi dans son mode de financement. Les fondations Jean Jaurès, pour le PS, ou Gabriel Péri, pour le PCF, sont principalement alimentées par des fonds publics. « Nous refusons l’argent des partis, pour ne pas perdre notre indépendance. Il faut être assez proche des politiques pour pouvoir les influencer, mais suffisamment loin pour élaborer des idées neuves, qui sont rarement consensuelles. Et nous refusons aussi l’argent public, pour ne pas être sujets à des menaces de baisse de subvention si nos analyses des politiques publiques ne cadrent pas avec ce qu’imaginent nos clients. On se finance donc par des petits dons et le mécénat d’entreprise. »

Sur le budget de Terra Nova, qui oscille entre 500 000 euros et 1 million chaque année, la majorité provient donc des entreprises privées. Areva, Total, EDF financent la fondation progressiste à hauteur de 20 à 30 000 euros chacune. Sans risque de perdre son indépendance ? « Tous les grands think tanks fonctionnent ainsi. Le mécénat d’Areva ou d’EDF ne nous empêche pas de demander à Alain Grandjean, conseiller de Nicolas Hulot, un rapport sur la maîtrise de l’énergie qui ne leur plaira pas forcément. Mais il est arrivé qu’on préfère tenir à distance certains acteurs, comme lorsque nous avons refusé le mécénat d’une entreprise britannique de jeux en ligne, qui voulait nous financer au moment du débat sur l’ouverture des jeux en ligne en France. On craignait qu’ils ne veuillent se servir de nous dans une stratégie de lobbying », précise Olivier Ferrand.

Avec ce modèle de financement, Terra Nova a voulu se rapprocher du modèle des think tanks américains, et notamment du Center for American Progress fondé par John Podesta, chief of staff de la Maison Blanche sous la présidence Clinton… et aussi modèle du personnage principal de la série The West Wing« En huit ans, il a réussi à assurer la transition des démocrates depuis le modèle Clinton vers quelque chose de nouveau qui a préparé la victoire de Barack Obama », explique avec admiration Olivier Ferrand.

Un tropisme américain qui agace Laurent Bouvet, très remonté contre la récente note de Terra Nova sur la stratégie du PS pour 2012, largement inspirée de la campagne Obama et de l’idée étatsunienne de « coalition électorale » : « Olivier Ferrand est fasciné par le Center for American Progress, mais c’est oui-oui au pays des think tanks ! Il évacue totalement la manière dont fonctionne le monde politique d’un côté et de l’autre de l’Atlantique. Il a une vision comparée réductrice. »

Au PS, aussi, on modère le parallèle possible : « L’institut Montaigne est un organisme plus conforme à ce qu’on appelle Think Tank en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis, qui travaille moins sous la lumière des projecteurs, produit moins, mais fait des études plus solides, en auditionnant toutes les personnes nécessaires. » Laurent Bigorgne, le directeur de l’institut Montaigne, note également ces faiblesses « Terra Nova me semble capable du meilleur comme du moins bon et donne le sentiment d'une production inégale. Avec un véritable apport sur le financement de la protection sociale ou la capacité à briser des tabous; mais avec aussi un côté agit-prop, notamment lorsqu'ils publient une note sur la “citoyenneté musulmane” (voir ici). Jamais mon conseil d'administration ne me laisserait publier un tel travail. »

Rue de Solférino, beaucoup soulignent toutefois que Terra Nova a été une initiative utile au moment de sa création, en 2008. La fondation a su profiter d’une fenêtre de tir pour susciter quelques désirs et énergies à un moment où le PS était sonné par la défaite de 2007 et moribond institutionnellement, pendant la fin de règne de François Hollande. Elle a alors joué un rôle pivot, en alliance avec Arnaud Montebourg, pour faire accepter le principe des primaires aux socialistes.

Mais, quatre ans après, son influence sur le premier parti de gauche paraît limitée, comme le souligne Christian Paul, président du Laboratoire des idées du PS : « On a auditionné Terra Nova, avec des rounds plutôt intéressants, on peut leur passer des commandes, mais aucun candidat ne peut, ou ne veut, sous-traiter ou externaliser le projet. »

Olivier Ferrand a certes voulu que Terra Nova et le Parti socialiste soient organiquement indépendants. Mais il a été candidat socialiste aux élections législatives de 2007, et apparaît encore aux yeux de beaucoup comme désireux de jouer un rôle dans la campagne du candidat PS pour 2012. « Olivier Ferrand se présente comme proche du PS, s’énerve un socialiste, mais il nous a posé au moins trois fois des problèmes : quand il a participé à la Commission sur le Grand Emprunt, quand Terra Nova a sorti une note pour faire payer les vieux au moment de la réforme des retraites et, dernièrement, avec sa note de stratégie électorale sur les classes populaires. » Pas sûr, donc, que Terra Nova ait encore trouvé la faille spatio-temporelle pour sauver la planète gauche…

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