Cadène : l’œil d’un ségoléniste sur la campagne Hollande

Publié le par DA Estérel 83

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Nicolas Cadène au QG de campagne de François Hollande.

 

Cinq ans après, l’histoire s’est répétée pour le Nîmois Nicolas Cadène. Ségoléniste de cœur, le n° 2 de la fédération PS du Gard a été appelé en janvier dans l’équipe nationale de campagne du candidat François Hollande. Il a intégré la petite cellule “riposte, argumentation et veille” composée de quatre personnes. À quelques détails près, il s’agissait de la fonction qu’il occupait cinq ans plus tôt auprès de la candidate Ségolène Royal.

Témoin de la défaite de 2007, Nicolas Cadène est ainsi devenu l’un des acteurs de la victoire du 6 mai. Une victoire qui, selon le Nîmois, s’est nouée dans le rassemblement. Et d’abord dans l’unité des socialistes. Ainsi, si ce ségoléniste espère avoir été choisi par l’équipe de campagne "pour (ses) compétences et (ses) capacités au niveau des argumentaires et de la transposition des idées en éléments de langage à transmettre à la population", il souligne que pour espérer "rassembler les Français, François Hollande savait qu’il devait d’abord réunir le PS".

Or, après les primaires, ce n’était pas une mince affaire. "François Hollande a fait confiance aux personnes issues d’autres sensibilités que la sienne et il a réussi à les faire travailler ensemble. Dès le début, il y a eu une solidarité globale qui n’a pas manqué de m’étonner", raconte Nicolas Cadène.

Ainsi, au 3e étage du QG de campagne, avenue de Ségur à Paris, le Gardois travaille sous l’autorité du fabiusien Guillaume Bachelet, il partage son bureau avec des proches de Pierre Moscovici et côtoie Manuel Valls dont le bureau est au même étage. "Cette unité marquait une sacrée différence avec la campagne de 2007. À l’époque, il y avait une solidarité très forte au sein de l’équipe de Ségolène Royal mais quasiment pas de lien avec l’appareil du PS et les grands élus", explique Nicolas Cadène. D’ailleurs, ce dernier estime que "François Hollande a sans doute appris de la défaite de 2007 pour réussir 2012".

Forcément, les meilleurs souvenirs du Gardois durant cette campagne victorieuse sont imprégnés de cet esprit de rassemblement : "J’ai été marqué par le meeting de Bercy. Comme celui de Charléty en 2007, il reflétait la mixité de la France, elle a poussé le candidat quelques jours avant la victoire."

Pour autant, la campagne n’a pas été un long fleuve tranquille. Nicolas Cadène avoue que la répétition des bons sondages a pu, quelque temps, relâcher la vigilance de certains. "Heureusement, il y a eu le meeting de Rennes où François Hollande a détaillé ses actions durant les cent premiers jours de présidence. Ça a redynamisé la campagne", estime le Nîmois. Ce meeting était aussi celui des retrouvailles entre le candidat PS de 2012 et la candidate de 2007.

Publié dans S.ROYAL

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