Affaire Bettencourt: Mediapart auditionné par la PJ

Publié le par DA Estérel 83

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Mediapart a été auditionné par la police judiciaire sur commission rogatoire des juges d'instruction de Bordeaux chargés des divers volets de l'affaire Bettencourt. Nos journalistes ont évidemment invoqué le secret professionnel et le secret des sources.

Directeur de publication de Mediapart, Edwy Plenel a été entendu, lundi 20 juin dans la matinée, par un commandant de police de la brigade financière. Cette audition avait été précédée, ces dernières semaines, de celles des co-auteurs de nos révélations de l'été 2010, Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme, ce dernier ayant depuis rejoint la rédaction du Monde.

Sur commissions rogatoires des juges d'instruction du tribunal de Bordeaux Jean-Michel Gentil, Cécile Ramonaxto et Valérie Noël, chargés de l'ensemble des dossiers de l'affaire Bettencourt, les policiers de la brigade financière de Paris ont notamment repris les investigations de leurs collègues de la BRDP (brigade de répression de la délinquance contre la personne) menées dans le cadre de l'enquête préliminaire du procureur de Nanterre Philippe Courroye. C'est sur le volet concernant l'atteinte à la vie privée que les journalistes de Mediapart ont été convoqués.

Aux questions de la PJ sur les circonstances de l'enquête Bettencourt, ils ont opposé le secret professionnel et le secret des sources. Ils ont ainsi systématiquement répondu en invoquant l'article 109 du Code de procédure pénale qui précise que « tout journaliste, entendu comme témoin sur des informations recueillies dans l'exercice de son activité, est libre de ne pas en révéler l'origine ». De plus, ils ont rappelé les deux décisions de justice qui, le 1er juillet 2010 en première instance, puis le 23 juillet 2010 en appel, ont donné acte à Mediapart de ne pas avoir porté atteinte aux libertés individuelles mais, tout au contraire, d'avoir servi l'intérêt général en publiant des informations relevant de « la légitime information du public ».

Ironie du calendrier, ces investigations judiciaires menées auprès de ceux qui ont révélé des informations d'intérêt public concernant le fonctionnement de la République, le respect de sa loi commune et l'éthique des fonctions gouvernementales ont lieu précisément un an après le début de l'affaire Bettencourt. Notre premier article fut mis en ligne le 16 juin 2010, suivi, le 21 juin 2010, de la mise en ligne des premiers enregistrements audios réalisés par le majordome de Liliane Bettencourt.

Publié dans Affaires

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